Dana Walden défend les licenciements chez Disney : « extrêmement douloureux », mais nécessaires face à la technologie
Dana Walden, présidente de Disney, parle de départs « extrêmement douloureux » et dit qu'ils sont nécessaires. Environ 1 000 départs en avril.
Quand votre entreprise réduit ses effectifs, comment la direction l'explique-t-elle à ceux qui restent ? Chez Disney, la présidente Dana Walden a parlé franchement jeudi à Los Angeles. Elle juge les départs « extrêmement douloureux », mais nécessaires pour que le groupe survive à la pression de la technologie.
En bref
- Dana Walden juge les licenciements chez Disney « extrêmement douloureux » mais nécessaires pour que le groupe survive.
- Environ 1 000 employés ont quitté Disney en avril, après l'arrivée du directeur général Josh D'Amaro, rapportent des médias spécialisés.
- La dernière vague repose sur des départs volontaires proposés à des cadres, face à une technologie qui bouscule le secteur.
Le chiffre clé : 1 000, Employés environ partis de Disney en avril, selon des médias spécialisés.
Dana Walden parle de départs « extrêmement douloureux » à la conférence Bloomberg Screentime
Jeudi, à Los Angeles, la présidente de The Walt Disney Company n'a pas cherché à adoucir le message. Lors de la conférence Bloomberg Screentime, un rendez-vous réputé pour réunir le monde du divertissement et celui du capital, Dana Walden a lâché : « C'est extrêmement douloureux. »
Elle a ensuite parlé de ceux qui sont partis, sur un ton personnel. Elle a expliqué avoir vu quitter l'entreprise des collègues avec lesquels elle a travaillé pendant la majeure partie de sa carrière. Pour elle, « à bien des égards, c'est une réalité difficile ».
Ce choix de mots compte. Une dirigeante de ce niveau, dans un lieu où se croisent dirigeants et investisseurs, ne se cache pas derrière le vocabulaire habituel des restructurations. Elle reconnaît le coût humain, tout en maintenant sa ligne : une restructuration est nécessaire à la survie de l'industrie.
Environ 1 000 salariés ont quitté Disney en avril, dans un programme de départs volontaires
Dana Walden ne parlait pas d'un épisode isolé. Disney a procédé à plusieurs réductions d'effectifs ces dernières années. Des médias spécialisés ont rapporté qu'environ 1 000 employés avaient quitté le groupe en avril, après l'arrivée du nouveau directeur général, Josh D'Amaro.
Pour cette dernière vague, la présidente a précisé la méthode. Il s'agissait d'un programme de départs volontaires. Un groupe de cadres a eu « la possibilité de décider eux-mêmes s'il était opportun de partir ou de rester, tout en sachant que cette évolution est inéluctable ».
Les repères à retenir :
| Repère | Ce qui est rapporté |
|---|---|
| Lieu et moment | Conférence Bloomberg Screentime, Los Angeles, jeudi |
| Départs en avril | Environ 1 000 employés, selon des médias spécialisés |
| Contexte | Arrivée du nouveau directeur général Josh D'Amaro |
| Mode de départ | Programme de départs volontaires pour un groupe de cadres |
| Message de la direction | Une restructuration nécessaire à la survie du groupe |
Pour Dana Walden, la technologie impose une remise à plat permanente de la structure
Le fond de son message tient en une idée : la technologie fixe le rythme. Dans un entretien accordé à Bloomberg, Dana Walden a affirmé qu'une restructuration constante est la norme dans ce type d'industrie.
« La technologie a jeté son dévolu sur notre secteur ; nous devons survivre, prospérer et croître. C'est ce que nous allons faire. »
Dana Walden, présidente de The Walt Disney Company, dans un entretien avec Bloomberg
Elle a élargi le propos : « Comme pour tous nos concurrents occupant une position similaire, ainsi que pour ceux du secteur technologique, nous devons évaluer en permanence notre structure. »
Ce qu'il faut en retenir : Disney ne présente pas ses réductions d'effectifs comme un accident ponctuel, mais comme un état durable. L'organisation n'est jamais figée, et la structure d'aujourd'hui sera réexaminée demain. Pour un manager, c'est un signal à prendre au sérieux : le schéma d'équipe que vous pilotez n'est plus considéré comme acquis.
Le départ « volontaire » ne change rien au caractère inéluctable de l'évolution
Le mot « volontaire » rassure, mais Dana Walden ne cache pas ce qu'il y a derrière. Aux cadres concernés, le groupe a laissé la possibilité de décider eux-mêmes s'il était opportun de partir ou de rester, « tout en sachant que cette évolution est inéluctable ». Le choix porte donc sur le moment et la manière, pas sur la direction que prend l'entreprise.
Si vous êtes salarié, la leçon est pratique. Quand une direction parle d'évolution inéluctable, la question n'est plus de savoir si l'organisation va changer, mais où vous vous situez dans ce changement. Un programme de départs volontaires ouvre une fenêtre de décision. Il ne dit pas ce que deviendra l'organisation ensuite.
Si vous êtes manager, il y a le sujet des équipes qui restent. Dana Walden évoque elle-même la peine de voir partir des collègues de longue date. Nommer cette réalité plutôt que la taire est un choix de communication que sa prise de parole illustre bien.
Si vous dirigez une PME, la comparaison est instructive, même si l'échelle n'a rien à voir. Dana Walden range Disney aux côtés de ses concurrents et du secteur technologique : tous doivent évaluer en permanence leur structure. Dans les propos rapportés, elle ne détaille ni les métiers concernés, ni le nombre de départs encore attendus.
La fin de soirée sur ABC montre la même pression sur un modèle qui s'érode
Interrogée sur l'avenir de l'humoriste Jimmy Kimmel, dont l'émission passe sur la chaîne ABC, propriété du groupe, la présidente a répondu par un constat de marché : « La tranche de fin de soirée est un créneau horaire très difficile ».
Elle a reconnu que Jimmy Kimmel fait un travail remarquable et que ses audiences progressent. Mais ce gain se joue dans un public de fin de soirée sur les chaînes généralistes qui ne cesse de se réduire.
Le raisonnement vaut bien au-delà de la télévision. Une bonne performance individuelle ne suffit pas quand le marché sur lequel on opère rétrécit. On retrouve ici la logique de la restructuration : l'entreprise regarde la structure d'ensemble, pas seulement les résultats d'un poste ou d'une équipe.
Vos questions
Qu'a dit Dana Walden sur les licenciements chez Disney ?
Jeudi, à la conférence Bloomberg Screentime de Los Angeles, la présidente de Disney a déclaré : « C'est extrêmement douloureux ». Elle a ajouté avoir vu partir des collègues avec qui elle a travaillé pendant la majeure partie de sa carrière, tout en jugeant la restructuration nécessaire à la survie du groupe.
Combien de salariés ont quitté Disney récemment ?
Des médias spécialisés ont rapporté qu'environ 1 000 employés avaient quitté Disney en avril, après l'arrivée du nouveau directeur général Josh D'Amaro. Dana Walden précise que cette dernière vague relevait d'un programme de départs volontaires proposé à un groupe de cadres.
Pourquoi Disney dit-il devoir se restructurer ?
Dana Walden explique que la technologie a jeté son dévolu sur le secteur et que le groupe doit survivre, prospérer et croître. Elle estime que Disney, comme ses concurrents et les acteurs de la tech, doit évaluer en permanence sa structure, et que la restructuration constante est la norme.
Sources : BFMTV.





